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LIANA ZANFRISCO
Les Filles de Liana
DRESS CODE / Ces vêtements qui nous collent à la peau ISELP Bruxelles, (B) 8. 05 - 25. 07 2009
Gruppenausstellung/collettiva
Zeichnungs-Installation, 2009
234 x 128 / 302 x 128 cm
48 Zeichnungs/disegni auf Papier, je 30 x 40 cm, gerahmt
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Dessins Liana Zanfrisco, robe Lucie Duval


Femmes-Objets
Adèle Santocono, 2009
Les filles de Liana, comme les nomme l'artiste italienne, se sont spécialement endimanchées pour l'expositions. Collées ou dessinées sur papier, elles sont venues nombreuses nous présenter leur collection vestimentaire. Loin des apparats du monde de la mode, c'est avec une apparence simplicité qu'elles se joignent à nous pour interpeller notre curiosité et susciter notre fascination.
En partie dévêtue, elles portent des toilettes qui divulguent leurs croupes arrondies et leurs poitrines tentatrices. En effet, elles mettent en exergue leurs attributs et prennent des poses nonchalantes pour appâter le client. Mais au second regard, leurs tenue provocatrices se dévoilent sous d'autres coutures. Pour l'occasion, elles se sont costumées d'aspirateurs à la tuyauterie corsetée, de jupes amples en forme de théières ou d'ancrés de navires qui pendent à leurs soutiens-gorge et les font chavirer. Leurs corps aguicheurs flottent sur des cintres qui les empêchent de s'évader de leurs intérieurs domestiques.
Avec cette série de dessins, Liana Zanfrisco révèle ses talents de styliste de l'incongru. Elle pense alors le vêtements, non pas comme une tenue de haute couture, mais comme une parure surréaliste qui ne se porte pas mais qui nous balade dans l'imaginaire de la féminité. Ce sont des vêtements de l'impossible, des morceaux de tissus aux allures d'armures où les ustensiles de cuisine emprisonnent la femme dans son statut de ménagère. La vaisselle, l'aspirateur et la penderie se transforment alors en instruments de torture et les filles de Liana déclarent la guerre des tabliers.
C'est avec humour que la plasticienne interprète la conception qui fait de la femme un objet. Celui-ci se métamorphose et adopte, peu à peu, les formes arrondies d'une hanche ou d'un sein. La maison est alors une large garde-robe aux mille tenues. Comme "Alice au pays des merveilles", Liana traverse le miroir et pose pied dans un monde où les objets du quotidien se mettent en branle pour nous raconter une histoire, celle d'une femme à la fois mère au foyer et amante frivole.
dans son oeuvre, l'artiste italienne parvient souvent à mêler la dérision à la condition féminine. Mais tout au long de son parcours, ce sont les femme qui s'expriment. Leur besoin de savoir cuisiner, nettoyer, séduire, materner et, à travers tout, de s'émanciper. Enfin, de nombreuses taches pour un être associés volontiers à la fragilité!
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